“Weit wie der Ozean”; die folge kommt…

02. Februar 2011

Hallo liebe Leser

Ihr habt von mir so lange nicht mehr gehört. Da “Weit wie der Ozean” recht Erfolg hatte habe mich entschlossen, die versprochene Folge so schnell wie möglich zu schreiben. Nun bitte ich Euch noch ein Bisschen Geduld

Liebe Grüsse

Coralie


La suite de “La perle des Comores”

02. Februar 2011

Bonjour chers lecteurs

Je vous ai abandonné quelques mois, je m’en excuse. “La perle des Comores” a eu un tel succès que j’ai dû m’enfermer pour écrire rapidement la suite promise. A présent, il est en route. Seulement un peu de patience

Cordiales pensées

Coralie


La perle des Comores

17. April 2010

Roman biographique plein de secrets. Très coloré, un soupçon de poésie, l’humour ne fait pas défaut.

 

Je veux que mon pays, Les Comores, ne soit plus « les îles oubliées », comme on peut le lire sur une grande affiche à Dar-es-Salaam, l’aéroport internationale de la Tanzanie.

Je veux sortir mon île Anjouan, mes îles Les Comores, de l’anonymat.

Dans le monde que j’ai choisi de vivre, mon pays d’origine est un grand inconnu. Je veux que lorsqu’on évoque mon nom quelque part dans l’Europe, dans le monde, qu’on ne dise pas seulement Coralie Frei l’écrivain, mais qu’on se souvienne aussi et surtout de l’écrivain venu des Comores, ces îles de l’Océan Indien. Je veux qu’on connaisse Les Comores, non pas à travers des nombreux gouvernements de coalition, des coups d’états, de la corruption ou encore des avions abîmés en mer, mais à travers ses grands hommes et femmes, sa littérature, sa culture, son combat pour s’octroyer une place dans le monde…

Ceci est mon rêve.

 

 Je jure de dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité…

 Le thème de mon roman (autobiographique) est celui de la poursuite de chimères. Pour Catidja, les chimères prennent réalité car elle fait tout pour.

C’est la fillette, la jeune fille qui, ne se reconnaissant pas d’origines concrètes rejette, sciemment ou inconsciemment ses racines, renie le milieu dans lequel elle a grandi au profit d’une culture importée, la culture occidentale qu’elle trouve meilleure à celle de ses pères, pour découvrir plus tard (thème du 2ème tome) qu’il est pratiquement impossible de renier ses origines, au risque de devenir un SOF (Sans Origines Fixes).

 

Catidja est la fille du méchant Badjini. Dans le village, tout le monde le craint. Surtout sa fille Catidja, dont l’échappatoire aux cris de son père est sa cachette secrète ; sous son lit.

La maison de Badjini est un château fort où Catidja et sa jeune sœur Anna sont enfermées jours et nuits et n’en sortent que le vendredi pour se rendre chez leur grand-mère, à Kilénguéni, jour béni pour Catidja.

L’école « française » tient une place primordiale dans la vie de Catidja. C’est une échappatoire à son quotidien certes, mais surtout à la vie qui lui était destinée, épouse et mère de famille dès son jeune âge. Le destin de l’anjouanaise.

 

Catidja a un rêve. Partir. Pour échapper aux cris de son tyran de père, à l’indifférence de ses voisins, à l’ignominie de ses congénères… Partir en France, un pays qu’elle considère beaucoup comme le sien. La mère patrie, La Métropole.

Son rêve, pleinement cautionné par Badjini son père, Catidja se bat avec toutes les armes en sa disposition (l’école) pour l’atteindre. Badjini voit en sa fille le garçon que Dieu ne lui a pas donné. Catidja représente son avenir, sa retraite.

Et elle y arrive. Elle est la première jeune fille d’Ouani à accéder au prestigieux Baccalauréat, son passeport pour La Métropole. La première à fréquenter l’Université. La première à divorcer et non à recevoir le divorce (les 3 twalakas selon les coutumes comoriennes.) Son père, son oncle Amal ainsi que sa mère l’aident à fuir son mariage à peine célébré. Catidja part dès la fin des noces et met en même temps un terme à son mariage à peine commencé…

 

Ici prend fin le 1er livre de la biographie de Coralie. Le deuxième tome verra le jour… quand il sera prêt.


Article de Mr. Abdou Djohar pour les sites et blogs comoriens et autres

17. April 2010

Coralie Frei, femme pas comme les autres

Coralie Frei se réveille à temps et s’en sort fort bien. Elle cajole un rêve. Son regard sur le monde, son parcours incontestable caressent considérablement son espoir. L’aube de son enfance engluée dans un quotidien dolent, ses rapports compliqués avec son Anjouan natal, sa force morale et ses lectures assidues lui convainquent jour après jour de tremper sa plume dans l’encrier pour accoucher un roman autobiographique lui permettant de vivre quelques années encore dans un monde où « yafa hafu », l’histoire n’existe pas. À travers son écriture fluide empreinte de tristesse dont le ton touche tout un chacun, le lecteur décèle un tempérament animé d’une aventure à la fois incendiaire et adoucissante demeurant la source majeure de sa plume naissante. Entre elle et la femme comorienne, pas de différence ? Coralie Frei est née aux Comores où, à son époque, le destin de la femme était réduit à la solitude et à la servitude. Coralie Frei a su échapper à cette vie qui fait de la femme comorienne une incapable !  

Par ailleurs Coralie éprouve de l’amour pour ses parents, pour son pays dont la douceur de la nature s’emballe dans sa mémoire. Mais elle ne résiste pas à l’envie de se soumettre à une attitude erronée dont les conséquences embrassent les malices qui rongent son cher pays. Elle refuse de croire que l’école n’est pas un vrai remède contre la délinquance juvénile et l’ignorance qui conduit à la ruine. Elle se bat, apprend, s’interroge et écrit pour se distinguer des autres femmes condamnées par la croyance aveugle, pour une solution à cette crise socioculturelle qui déchire l’avenir de sa terre natale. La perle des Comores, son premier roman d’expression française reste et restera le fruit de ce combat décisif et mûrement réfléchi.

 

Le voyage tel qu’elle le conçoit

Tout comme Jean-Jacques Rousseau, Coralie Frei songe à l’importance accordée au voyage. Elle a effacé la peur et le doute qui avortent la réussite. Après son Bac, obtenu aux Comores, elle parcourt la terre, le ciel, les mers. Elle s’envole pour l’Europe d’abord en vue des études supérieures parfaitement équilibrées et une culture bien réussie, mais aussi pour donner un sens à son rêve qui ne date pas d’aujourd’hui. Ce nouveau monde qu’elle a fini par embrasser au détriment de l’ancien qu’elle juge infernal est pour elle un lieu de refuge et de consolation. Cet exil volontaire est vent debout contre les clichés et les préjugés qui séduisent les siens. Pour elle voyager constitue un pas vers la capacité de réflexion, apaise et instruit l’âme. D’où la naissance de ses œuvres littéraires (CD  « Coralie » composé d’une quinzaine de poèmes en musique, Das Tagebuch der Maya , un conte en allemand, Weit wie der Océan, roman en allemand…). Elle parle plusieurs langues pour une belle intégration dans un univers où la maîtrise d’une seule ne suffit pas pour être lu, connu et critiqué par un public large. Elle embrasse le métissage culturel pour un peuple mélangé, uni sans contrainte aucune. Le moins que l’on puisse dire est que ses voyages d’un pays à l’autre lui font tout de même décrocher deux diplômes ; une Licence de linguistique appliquée à l’université de Toulouse (France) et un Diplôme d’Etat infirmier préparé à l’école d’infirmières à l’île de la Réunion et en France, un parcours qui forge un lendemain qui enchante ! Une chose est évidente : cette jeune femme est fière, il faut le dire, de son pays, des mille fleurs qui embaument les îles de la lune où le soleil caresse, la pluie donne l’espoir.

 

Coralie Frei telle que je l’ai trouvée

J’ai reçu de mon ami Halidi Allaoui, juriste et poète, un message m’invitant à assister à la remise du prix du premier roman pour lequel La perle des Comores concourrait. Sans hésitation aucune je me suis absenté de mon travail pour répondre présent à l’événement. Parce qu’une telle invitation me réjouit autant qu’une grande assiette de riz basmati au lait de coco, saucé d’une viande bien cuite (plat à la comorienne).

En entrant à la galerie Passage du Retz où avait lieu la cérémonie, mon épouse et moi-même avons vu une jeune femme tenir un bouquet aux mille couleurs dont le reflet célèbre l’ambiance de cet événement à la fois historique et littéraire. Cet endroit paisible où nous avons croisé une nuée de journalistes était gai et animé. « Merci d’être venu » nous a-t-elle rassurés. Souriante, Coralie nous a bien accueillis, embrassés. Ensemble on a pris quelques photos souvenirs, on aurait dit que nous étions des amis de longue date ! On l’a trouvée gentille, sympathique, sociable et accueillante. Faute de temps, j’ai seulement parcouru La perle des Comores, roman dans lequel la romancière et poétesse n’est ni avare en bons mots, ni en panne d’inspiration pour peindre son émouvante histoire dont le réalisme et la rigueur des sentiments font de ce livre une réelle réussite.

 

La perle des Comores, roman adapté à sa cible de lecteurs

Effectivement Coralie Frei écrit sur ce qui pose problème dans un pays où être fille ne se résume pas au bonheur. L’incipit de ce roman semble le prouver. « Quelle poisse d’être une fille à Anjouan ! ». Cet incipit, certes, répond aux critères tant recherchés dans un roman comme le sien. En effet il informe, intéresse et noue le contrat de lecture ! Encore une chose m’a plu : on ne s’ennuie point en tournant les pages de ce roman à la saveur autobiographique. Dès le début le lecteur ressent le style et le goût des mots qui crient, qui dansent et qui donnent encore une fois une démarche à envier sans se soucier du destin. Coralie Frei adapte son livre aux besoins des lecteurs du troisième millénaire pour qui les mots énigmatiques, les digressions interminables ne procurent point une appétence. Coralie Frei nous offre un roman dont le vocabulaire incite bel et bien le lecteur à plonger dans ce livre au goût singulier sans être dans un état de somnolence. Ainsi, parce qu’on n’ouvre pas un dictionnaire toutes les deux pages. À la lecture, le lecteur se réjouit d’une écriture tempérée et concise. Une description qui va à l’essentiel. Un récit clair et vivant pour que le lecteur s’identifie aux personnages. Le récit de Coralie Frei ne tourne donc pas au tour du pot durant les nombreuses pages qui conditionnent d’ailleurs le succès de ce roman vif comme l’éclair, marquant indubitablement une étape décisive dans la littérature féministe comorienne.

 

Par Abdou Djohar

 

Sur cette photo : Coralie Frei, première romancière des Comores.

 


Article de Mr. Youssouf Mdahoma pour Komorimpact

17. April 2010

Komorimpact, Journal de la Jeunesse Comorienne

Edition Mars 2010

Rubrique Femme

 

Portrait d’une géante de la pensée comorienne

Entre son pays et l’écriture, son cœur balance. C’est peut être la raison qui la pousse à nous faire partager sa passion pour ces deux univers.

Elle, c’est Coralie Frei, un nom qui ne dit peut être pas grand-chose en Shicomori (la langue parlée aux Comores) mais qui ne tarit pas d’éloges tant la Patrie fait partie de son bouclier.

 

Coralie Frei est l’auteure d’un ouvrage « La perle des Comores », récemment paru aux Éditions Manuscrit à Paris, qui a reçu les honneurs d’être nominé dans la liste des finalistes du 7ème Edition du Prix de Premier Roman en ligne, dans la catégorie Roman d’ici et d’ailleurs. La remise du Prix aura lieu le 22 mars à la Galerie passage de Retz, 9 Rue Chaillot Paris 3.

Elle est française et suisse, d’origine comorienne. Une origine qu’elle revendique à travers les mille couleurs qu’elle peint. Son ouvrage fera certainement date, tant il va marquer d’une pierre blanche le parcours de la Femme comorienne.

 

La Perles des Comores

Les travaux publiés dans ce livre portent sur les Comores. L’histoire se déroule à Anjouan, particulièrement à Ouani son village natal. À travers son vécu, elle présente au lecteur son enfance et son adolescence peuplées de tristesse, mais aussi son île et son pays avec ses coutumes et ses traditions qui font la saga de ce bout de terre de l’océan indien.

L’écriture de Coralie est d’une conscience prudente qui effleure les mots, épouse les nuances et pose sur le monde ce regard élevé de son pays. Son objectif est de tatouer sur le récif du monde la mémoire et l’identité d’une nation, d’un pays qui a longtemps souffert et qui continue à souffrir de l’oubli. Dans ses confidences, elle avoue son ambition de transgresser et de désobéir les stigmates, les clichés et les effigies qui ont si longtemps cadenassé et écorné l’image des îles. Son désarroi, elle ne le cache pas. « Je refuse que mon pays, Les Comores, soit « les îles oubliées », comme on peut le lire sur une grande affiche à l’aéroport de Dar-es-Salaam (Tanzanie) ».

 

Ceux qui liront La perle des Comores, croiseront sans doute le chemin du témoignage d’une jeune femme qui se réconcilie avec son destin. Mais aussi l’itinéraire d’une enfant des îles sensiblement attachée aux valeurs de son peuple et profondément ancrée dans sa tradition et ses cultures, même si elle les trouve parfois excessives.

 

La langue de l’autre

Coralie est parmi celles et ceux qui incarnent le mieux l’image de parcelle et de jointure entre nous et les autres. Elle transcrit et peint à sa manière ce petit point nommé Les Comores sur la carte du monde. Elle a cette façon à elle de peindre, de colorer, de portraiturer le quotidien de son pays en le mettant à la portée de l’autre, celui qui ne sait pas, qui ne connaît pas et qui n’a jamais entendu parler de l’archipel.

Son magnétisme, sa puissance, c’est surtout de s’inviter à une langue étrangère qu’elle s’approprie et en fait sienne. L’allemand, elle l’apprivoise car c’est un instrument bon à domestiquer, mais aussi un moyen intelligent d’une pensée entièrement dédiée aux étrangers. Elle est l’invitée de cette langue en même temps qu’elle nous y convie.

Le français n’est pas non plus sa langue natale. Elle porte dessus le regard d’une étrangère de passage, pourtant elle entre de plein pied dans cette langue d’hôte comme si c’était un héritage. Elle se plaira à le dire plus tard, « Sur mon ardoise j’écrivais à l’aide d’un pic d’oursin, quelquefois avec les chutes de craie blanche que je récupérais à l’école quand j’étais de corvée, des petits poèmes, des petits textes romantiques que j’effaçais aussitôt après pour les soustraire à l’indiscrétion de mon père …».

Dans le reste de sa vie, l’écriture lui a imprimé ce sentiment curieux d’aller vers l’autre, de le découvrir avec sa culture pour enfin pouvoir se découvrir soi-même. C’est peut être sa manière à elle de nous apprendre que la meilleure façon de comprendre le monde des choses, c’est de commencer par comprendre le monde des mots.

 

Son parcours, un pont entre plusieurs rives

La vie de Coralie est un récit. Une histoire où l’aventure tient lieu d’intrigue et le personnage principal, le sien, le rôle d’une héroïne au grand périple. Coralie est une aventurière qui, au travers d’une carrière dure et mouvementée, se paie le luxe de se raconter exactement comme elle est. Telle est d’ailleurs cette mosaïque de « L’Inconnue de l’Océan ».

Dans sa quête du bonheur absolu, elle a rencontré le pire comme son enfance volée, avec la fuite de sa mère et le comportement bizarroïde de son père qu’elle qualifie de despote. Mais elle a aussi rencontré le meilleur avec cette vie paisible qu’elle mène à Oberegg en Suisse, sans jamais chercher à se fourvoyer. Celle qui a grandi sans livre et qui écrivait sur une page arrachée de son cahier de récitation et de chant, deviendra cette romancière et cette poétesse de l’altérité intellectuelle, capable de résoudre les mystères du monde réel avec l’unique arme qui prévaut : « les mots ».

Le parcours de Coralie n’a rien d’extraordinaire. Après le Bac qu’elle considérait comme son passeport, elle est partie en France pour poursuivre les études. Elle sortira avec un diplôme de Littérature et langues appliquées à l’Université de Toulouse et d’un Diplôme d’État Infirmier à l’école d’Infirmières à l’île de La Réunion et en France.

 

Ses œuvres et ses projets

L’agenda de Coralie est rempli de pleines ambitions. Avant même la sortie de La perle des Comores, qui au départ était L’Inconnue de l’Océan, elle avait déjà sorti en 2001 et 2002, en allemand et en français, le CD « Coralie » composé d’une quinzaine de poèmes et des musiques originales. En 2003, elle a réalisé «Das Tagebuch der Maya ». Un conte près de la réalité en allemand, qu’elle nous offrira dans une version française sous le titre de « Le Journal de Maya ». Biographie du chat raconté par le chat. En 2008, elle a aussi édité un roman en allemand, « Weit wie der Océan ».

Mais le plus impressionnant, c’est surtout ses projets à venir. D’abord, la suite de La perle des Comores, son livre autobiographique, où elle va nous raconter la suite de l’histoire de Catidja, la fille des îles, qui a pu échapper à la marrée basse et aux tourbillons imposés par les coutumes de ses aïeux, pour se retrouver face à face avec son destin. Cette suite promet d’être ahurissante avec autant de mystères, d’intrigues et d’interrogations qui s’agglutinent. Qu’advient-il d’elle ? Trouvera-t-elle enfin la paix dont elle a tant rêvée ?

Le deuxième projet est un roman sur Le Anda, le grand mariage sur l’île de la Grande Comore. Elle s’interroge si dans le songe de la vie, il y aura une chance pour que Le Anda rime avec l’Amour.

Elle envisage aussi de rédiger un manuel sur l’apprentissage de la langue comorienne.

Il faut dire qu’à travers la plume de cette ambassadrice sans accréditation, le pays a de beaux jours devant lui.           

 

Youssouf Mdahoma, Comorimpact

 

 


Interview de la maison d’édition

17. April 2010


Première réaction sur le livre “La perle des Comores

17. April 2010

Coucou très chère.

 

Toutes mes sincères félicitations. Trop fier de toi et de te connaître. Tu es une femme admirable et hors de commun. Et je pèse tous mes mots, très chère amie.

 

J’ai hâte d’avoir ce bébé dans mes bras. J’ai hâte de faire sa connaissance en profondeur. J’ai hâte de le caresser, de parler avec lui, de lui offrir de petits sourires…. J’ai tout simplement hâte de me régaler avec lui. Ensuite, je ne m’empêcherai pas de me mettre sur tous les toits pour crier haut et fort et avec grande fierté : “ce bébé est beau et séduisant ; j’aurais aimé le mettre au monde. Mais cela ne pouvait pas être possible étant donné que je suis un Homme. Seule une Grande femme pouvait le faire. Et… cette Grande femme l’a fait. Bravo !

 

Je me suis précipité sur le site pour voir comment me procurer d’ores et déjà de la version PDF. Mais on me réclame un code et un identifiant. Je vais leur envoyer un petit message. Car il faut que je soies parmi les premiers à faire la connaissance de ce beau bébé tant attendu. Bien évidemment, je vais faire l’annonce en attendant l’article. As-tu un communiqué de presse ?

 

Bien évidemment, je ferai tout pour que tu soies présente à notre journée culturelle du 03 avril 2010.

 

Sais tu que tu es la première comorienne romancière ? Je t’enverrai le programme sans faute.

 

Je t’embrasse.

 

HA

 

 


La perle des Comores

17. April 2010

C’est le titre de mon roman autobiographique dont je vous ai annoncé la couleur il y a quelque temps. Ce “quelque temps” vous a certainement paru très long. Mais pour l’édition, cela se résume à près de 2 ans. Eh oui ! Écrire une histoire, c’est très facile. C’est donné à tout le monde. Écrire un livre n’est donné qu’à une petite catégorie, à laquelle je suis fière d’appartenir.

Mais après, les choses sérieuses commencent. Il faut soumettre le livre à un lectorat, à un correctorat, payer, payer, payer. Ensuite, il faut se mettre à la recherche d’un éditeur. Dur dur. Je ne vous dirai pas à combien de maisons d’éditions j’ai envoyé mon manuscrit. Soit je recevais une réponse rapide, soit je n’en recevais jamais. Les deux équivalent à la même chose : le manuscrit n’était pas lu. Bon, assez palabré.

Les Éditions Le Manuscrit (très drôle, mais c’est vraiment son nom) m’ont fait travailler près de un an. Un an ajouté aux dix autres que j’avais mis pour écrire mon livre. 

Et voilà. “La perle des Comores” est né. Pour le lire, rendez-vous au site de la maison d’édition : www.manuscrit.com . Pour moins de 8 €, puisqu’il faut parler argent, Maître Argent qui régit le monde, vous pouvez le lire sur votre i.Pad, si vous en avez déjà un. Ou sur votre laptop, ou sur votre pc. Mais si vous vous décidez pour un beau livre classique, si vous refusez que Maître Argent régisse votre vie, si vous voulez vous faire plaisir, alors, montrez à ce petit monsieur Argent qui est le Maître. Dans tous les cas, tapez www.manuscrit.com cliquez sur “Livres Fiction et Littérature” et donnez mon nom : Coralie Frei. Ou le titre de l’ouvrage : La perle des Comores. Vous pouvez aussi vous rendre sur Amazone si vous préférez.

 

 


Eine komorianische Schweizerin

02. Dezember 2008

                     Ich bin eine Schweizerin aus den Komoren

Von wo ich herkomme will ich erzählen.

Ich will“. Früher habe ich gedacht: „Kann ich?“ Oder: „Wage ich?“ Oder: “Soll ich?“ Dann habe ich gesagt: „Ich muss“. Oder „Ich sollte“. Oder „Ich möchte“. Nun sage ich: „Ich will“.

Ich will“. Diese zwei Wörter habe ich von Bruno Dörig gelernt. Wie und wann? Das ist eine lange Geschichte die ich einmal erzählen werde, wenn ich will.

                                 Wie ist, wo ich herkomme?

Wo ich herkomme, ist das Meer tiefblau. Die Berge sind dunkelgrün. Und die Leute sind schwarz, selten weiss oder gemischtfarbig.

Die Tage und die Nächte sind gleich lang. Die Sonne geht um sechs Uhr morgens auf und um sechs Uhr abends unter.

Die Jahreszeiten sind zwei. Trockenzeit ungefähr von Oktober bis Februar und Regenzeit von März bis September.

Es hat Strassen für die Autos, Häfen für die Schiffe und Flughäfen. Keine Eisenbahn und keinen Zug.

 

                             Bis 0,5 Personen pro Quadratmeter

Die Insel, wo ich herkomme, heisst Anjouan. Es ist eine Insel, die zu den vier Komoren-Inseln gehört. Ich bin Anjouannaise und Komorianerin. Die Komoren sind ziemlich kleine Inseln mit ungefähr 500.000 Einwohnern. Ein Drittel wohnt in Anjouan, davon die meisten in drei grösseren Städten an der Küste. Die Städte der Insel sind mit 0,5 Personen pro Quadratmeter sehr dicht besiedelt. 

Die Komoren-Inseln liegen im Indischen Ozean, im Süden Afrikas und Norden Madagaskars.

Das ist, wo ich herkomme.

Wo ich herkomme, reden die Leute komorianisch, das zu achtzig Prozent mit Suaheli verwandt ist. In der Schule lernen sie Mathematik, Geographie und Geschichte in französischer Sprache.

Die Männer tragen den Boubou: das lange weisse Kleid aus Baumwolle von den Berbern und das Cofia, die weisse, fein gestickte Mütze aus Baumwolle. Die Frauen verschleiern sich mit dem rot- oder braunfarbigen „Chiromani“. Der Chiromani ist eine Gewohnheit der Insel Anjouan; die Männer sind stolz, ihn den Frauen schenken zu können. Die Frauen sind froh, ihn zu tragen.

Wo ich herkomme, isst man Fisch und Reis, Gemüse und andere lokalen Produkte. Maniok und Kochbananen dominieren die Alltagsnahrung.

Wo ich herkomme, ist sympathisch. Die Leute sind sehr freundlich, die Armut nimmt ihr Lächeln nicht weg. 

Die Heimat meines Volkes ist wunderschön.

 

 

Die Produktion von synthetischen Düften in der Parfüm-Welt hat die Armut nach Anjouan gebracht.

 

Wo ich aufgewachsen bin, gibt es keine Industrie. Der Anjouanais ist Pflanzer, Fischer, Handwerker oder Händler.

In den Bergen pflanzen die Anjouanais verschiedene Produkte im gleichen Feld und leben davon. Früher pflanzte der Komorianer für seinen eigenen Gebrauch Trockenreis. Kopra, Vanille, Nägeli, Parfümpflanzen wie Ylang-Ylang und Jasmin konnten gut exportiert werden. Heutzutage, kein Anjouanais pflanzt Reis. Die Erde ist nicht mehr produktiv. Für ihren Konsum importieren die Inseln aus Madagaskar und Asien ihren täglichen Reis. Die Länder, die Parfüm produzieren, benutzen synthetische Düfte und kaufen kaum mehr Parfümpflanzen, Anjouan ist sehr arm geworden. Erst in den letzten Jahren verwenden die berühmten Parfumhersteller in Italien, Frankreich und anderswo wieder vermehren die natürlichen Essenzen von Parfümpflanzen.

Seit der Unabhängigkeit von Frankreich 1976 ist die politische Situation auf den Komoren-Inseln unstabil, die wirtschaftliche Situation desolat. Angestellte des Staates wie Lehrer, Spitalangestellte und Beamte, müssen manchmal acht oder zehn Monate warten, bevor sie ein, zwei oder drei Monatslöhne bekommen können.

Junge Leute, die beruflich weiterkommen wollen, sind gezwungen, ins Ausland

auszuwandern. Allein in der früheren Kolonialmacht Frankreich leben weit über 100.000 Komorianer, die mit ihrem Verdienst im Ausland auch ihre Verwandten in der Heimat unterstützen. Auch in arabischen Ländern oder als Matrosen auf Handelschiffen verdienen zehntausende ihren Lebensunterhalt und den ihrer Verwandten in der Heimat.

Für die militärischen Institutionen und deren Instruktion bekommt die Vereinigte Islamische Republik der Komoren (RFI des Comores) von afrikanischen und arabischen Ländern Hilfe.

Für das Studium nach der Matura erhalten die besten Studenten Stipendien vorwiegend von arabischen Ländern wie Saudi Arabien, Marokko und Lybien, auch in Madagaskar machen viele ihr Studium. Sehr oft legt die ganze Verwandtschaft für das Intelligenteste Geld zusammen, damit sie im Ausland studieren können.

Die komorianische Regierung ist von der Religion dominiert. Das Motto ist Glaube und Toleranz.

 

                         Frankreich, das Vaterland der Komoren

Als ich nach Frankreich auswanderte… ach, ich hasse dieses Wort, so schreibe ich anders. Als ich für das Studium im Jahr 1973 nach Frankreich zügelte, wusste ich nicht genau warum. Ich wusste nicht, was ich machen oder werden würde, wenn ich in Frankreich wäre. Ich war einfach sehr glücklich, nach Frankreich zu gehen. Frankreich war mein Vaterland, „La Métropole“.

Ich durfte nach Frankreich gehen, nachdem ich in der Hauptstatt der Komoren, Moroni, das „Baccalauréat“ – die französische Matura –  bestand. Er war mein Pass nach „La Métropole“. Alle Kosten vom Vaterland bezahlt. Cool; für das Studium waren die Universitäten nur in Frankreich.

Ich wollte nicht meine Heimatinsel verlassen. Nicht unbedingt. Ich war einfach froh, dass ich sie mal verlassen durfte. Ich war nicht traurig, sie zu verlassen. Warum sollte ich? Das habe ich versucht, in meinem autobiographischen Roman „Das Unbekannte des Ozean“ zu erklären.

     

      Was hätte ich gemacht, wenn ich auf den Komoren geblieben wäre?

Das weiss ich jetzt genau. Ich hätte einen tollen und reichen Mann geheiratet und jedes Jahr ein Kind auf der Welt gebracht. Ich hätte vielleicht gearbeitet, ich meine, gearbeitet und Geld verdient. Ich war eine der ersten Frauen, die Geld verdienen durfte. Ich hätte mit Glück als Primarschullehrerin oder als lokale Krankenschwester im Spital arbeiten können.

Aber ich ging nach Toulouse und studierte in der Universität Le Mirail, war das erste Mädchen aus meiner Stadt Ouani, die die Uni besuchte. Cool. Sehr stolz war mein Vater.

Ich bin froh, dass ich vor 1976 von Anjouan wegging. Die Unabhängigkeit hat meine Heimatinsel ungeordnet und sehr arm gemacht und viele Anjouanese trauern der guten alten Zeit nach, als Frankreich das Land regierte.

   

                                     Die Schweiz hat mich adoptiert

Wie kam es, dass ich in die Schweiz ging?

In der Schule lernte ich einiges über der Schweiz. Dann vergass ich sie wieder für viele Jahre. Warum sollte ich an die Schweiz oder an ein anderes Land denken, wenn ich in dem wunderbaren Vaterland Frankreichs war? Für mich existierte kein anderes Land ausser wo ich schon lebte. La Métropole. Dann ist mir in den Ferien in Tunesien die Liebe begegnet. Die Liebe, das Leben der Menschen. Ich liess alles hinter mir, kam mit meinem jüngsten Sohn in die Schweiz und blieb in der Schweiz.

 

Was mache ich in der Schweiz, wie benutze ich meine Alltagzeit?

Diese Frage würde mir niemand auf den Komoren stellen. Dort machen die Frauen, was für die Frau reserviert ist. Alle Frauen machen die gleichen Aufgaben. Im Haus macht sich die Frau für ihren Ehemann hübsch. Den Haushalt machen Angestellte, die glücklich sind, wenn sie für sich und ihre Familie genug zu Essen und hie und da Kleider bekommen.

Dann kommen die Kinder, eines pro Jahr; die Komorianer verstehen nicht, warum sie weniger Kindern machen sollen, wenn Kinder die Hoffnung ihrer Zukunft sind. Die Frau hat genug Kraft und Zeit, die Kinder zu tragen, sie auf die Welt zu bringen und sie ohne ihres Mannes Hilfe aufzuziehen.

In der Schweiz mache ich meinen Haushalt selbst, da ein Haushälter hier viel mehr verdient als ich. Natürlich sorge ich für meinen Ehemann und für meine Kinder, die schon gross sind aber nicht ganz unabhängig. Da ich kein Kind mehr tragen und auf die Welt bringen „will“, benutze ich viele Tage und Nächte mit Schreiben. Ich schreibe gern, mit Computerhilfe. Ich schreibe Gedichte über verschiedene Themen. Auf Französisch, vor allem da Französisch meine zweite Muttersprache ist, aber auch auf Deutsch; meine erste CD, die „Coralie“ lautet, wird auf Deutsch gedichtet. Nun will ich meine Deutschkenntnis verbessern, wenn es möglich wird.

Wenn ich spazieren gehe oder vor dem Computer hocke, geniesse ich mein neues Zuhause die Schweiz, die mich adoptiert hat. Ich gehe in den Kirchenchor meines Dorfes Oberegg singen. Ich gehe mit meinen tollen Kolleginnen turnen. Ich habe nie so viele Kolleginnen und Kollegen gehabt wie seit ich in der Schweiz wohne.   


Le site en français

02. Dezember 2008

Bonjour

Je sais, vous languissez de pouvoir vous réjouir sans avoir recours au dictionnaire. Encore un peu de patience mes amis. Mon webmaster est très occupé mais il ne vous oublie pas. Bientôt, très bientôt il vous offrira le site dans la langue que vous contrôlez ou que vous chérissez.