La perle des Comores

Roman biographique plein de secrets. Très coloré, un soupçon de poésie, l’humour ne fait pas défaut.

Je veux que mon pays, Les Comores, ne soit plus « les îles oubliées », comme on peut le lire sur une grande affiche à Dar-es-Salaam, l’aéroport internationale de la Tanzanie.

Je veux sortir mon île Anjouan, mes îles Les Comores, de l’anonymat.

Dans le monde que j’ai choisi de vivre, mon pays d’origine est un grand inconnu. Je veux que lorsqu’on évoque mon nom quelque part dans l’Europe, dans le monde, qu’on ne dise pas seulement Coralie Frei l’écrivain, mais qu’on se souvienne aussi et surtout de l’écrivain venu des Comores, ces îles de l’Océan Indien. Je veux qu’on connaisse Les Comores, non pas à travers des nombreux gouvernements de coalition, des coups d’états, de la corruption ou encore des avions abîmés en mer, mais à travers ses grands hommes et femmes, sa littérature, sa culture, son combat pour s’octroyer une place dans le monde…

Ceci est mon rêve.

 

Je jure de dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité…

Le thème de mon roman (autobiographique) est celui de la poursuite de chimères. Pour Catidja, les chimères prennent réalité car elle fait tout pour.

C’est la fillette, la jeune fille qui, ne se reconnaissant pas d’origines concrètes rejette, sciemment ou inconsciemment ses racines, renie le milieu dans lequel elle a grandi au profit d’une culture importée, la culture occidentale qu’elle trouve meilleure à celle de ses pères, pour découvrir plus tard (thème du 2ème tome) qu’il est pratiquement impossible de renier ses origines, au risque de devenir un SOF (Sans Origines Fixes).

 

Catidja est la fille du méchant Badjini. Dans le village, tout le monde le craint. Surtout sa fille Catidja, dont l’échappatoire aux cris de son père est sa cachette secrète ; sous son lit.

La maison de Badjini est un château fort où Catidja et sa jeune sœur Anna sont enfermées jours et nuits et n’en sortent que le vendredi pour se rendre chez leur grand-mère, à Kilénguéni, jour béni pour Catidja.

L’école « française » tient une place primordiale dans la vie de Catidja. C’est une échappatoire à son quotidien certes, mais surtout à la vie qui lui était destinée, épouse et mère de famille dès son jeune âge. Le destin de l’anjouanaise.

Catidja a un rêve. Partir. Pour échapper aux cris de son tyran de père, à l’indifférence de ses voisins, à l’ignominie de ses congénères… Partir en France, un pays qu’elle considère beaucoup comme le sien. La mère patrie, La Métropole.

Son rêve, pleinement cautionné par Badjini son père, Catidja se bat avec toutes les armes en sa disposition (l’école) pour l’atteindre. Badjini voit en sa fille le garçon que Dieu ne lui a pas donné. Catidja représente son avenir, sa retraite.

Et elle y arrive. Elle est la première jeune fille d’Ouani à accéder au prestigieux Baccalauréat, son passeport pour La Métropole. La première à fréquenter l’Université. La première à divorcer et non à recevoir le divorce (les 3 twalakas selon les coutumes comoriennes.) Son père, son oncle Amal ainsi que sa mère l’aident à fuir son mariage à peine célébré. Catidja part dès la fin des noces et met en même temps un terme à son mariage à peine commencé…

Ici prend fin le 1er livre de la biographie de Coralie. Le deuxième tome verra le jour… quand il sera prêt.


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